Historique

 

L’histoire de Zam-Med ou comment nait une ASBL Caritative.

En 1995, au cours d’un voyage en Zambie, Clairette et Henri Torfs rendent visite au Père Christian Deltenre, missionnaire Père Blanc.

Celui-ci leur fait visiter les hôpitaux dont il s'occupe.

L’état sanitaire est déplorable : il n’y a pratiquement ni matériel médical, ni médicaments.

Les armoires sont vides... Et pas un sou pour acheter quoi que ce soit.

Le "sorcier" du village est mieux équipé.

La gabegie absolue, le désespoir pour les 5.000 cas de SIDA qui , pas plus que les autres malades, ne seront aidés.



Bouleversés, Clairette et Henri rentrent et avec l’aide de leur médecin, Guy Aussems, et de son épouse, ils vont se lancer dans la "récolte" de tout ce qui est encore utilisable comme MEDICAMENTS non périmés, PANSEMENTS et PETIT MATERIEL.



Dès lors ZAM-MED, qui n’a pas encore de nom ,démarre ; Clairette et Henri travaillent "à la petite semaine", triant, regroupant et expédiant ce qu’ils ont pu trouver, d’abord à leurs frais, puis aidés par quelques amis et un généreux sponsor "Le Magasin Arts Monde", qui a malheureusement disparu entretemps.



Sur place en Zambie, l’ordre formel et le seul but poursuivi: soulager les malades, sans distinction de race, de philosophie ou de religion.



Les chiffres sont là : avec rien, ils ont expédié plusieurs tonnes de médicaments, de pansements, de matériel indispensable.







En août 2001, afin de conserver à ZAM-MED une totale clarté vis-à-vis des généreux donateurs, la forme d’une ASBL est adoptée.



Les membres fondateurs sont :



- Mr Henri Torfs domicilié à Chaumont Gistoux

- Mme Claire Bertrand domiciliée à Chaumont Gistoux

- Mr Guy Aussems domicilié à Bruxelles

- Mme Marie Françoise Maindiaux domiciliée à Bruxelles

- Mr Olivier Cruysmans domicilié à Overijse

- Mme Marie-Noëlle Cruysmans domiciliée à Overijse



En 2002, catastrophe pour la récolte des médicaments : le Ministre des soins de santé de l’époque, interdit et limite les frais de publicité aux firmes pharmaceutiques.

Plus d’échantillons ou presque.

La décision est prise d’acheter chaque année pour 10.000 € de médicaments, en se concentrant plus particulièrement sur les dix médicaments de base indispensables en fonction de la demande locale.

Seuls quelques fidèles médecins continuent cependant à alimenter Zam-Med en échantillons. Merci à eux.



Le Docteur Emmanuel Schyns, chirurgien, se propose d’aller opérer des malades et former des médecins sur place à l’hôpital d’Ibenga.

Il s’y rendra deux années d’affilée, accompagné d’un anesthésiste et d’une infirmière, aux frais de Zam-Med.



En 2005, le père Christian Deltenre, doit, pour des raisons de santé et à son grand désespoir, rentrer en Belgique, sans espoir de retour en Zambie.

L’ASBL n’a plus d’interlocuteur sur place en Zambie....

Mais la chance sourit, car à ce moment, l’ONG Médecins Sans Vacances (MSV) contacte Zam-Med, désirant étendre ses activités en Zambie.

L’ASBL leur fournit toutes les informations nécessaires et ils reprennent les missions chirurgicales, qui partiront dorénavant sous la responsabilité et aux frais de MSV.

Une bonne collaboration s’établit.







En 2007, lors d’un debriefing d’une mission chirurgicale chez MSV, Monsieur Jan Deneyer, infirmier demande à Henri Torfs d’accompagner une mission en RDC à l’hôpital de Djuma ; c’est un hôpital de brousse dans la Province du Bandundu à 750 km de Kinshasa.

Leur projet : étudier sur place les besoins en EAU et surtout proposer des solutions pour les populations locales.



Premier constat: le puits existant doit être approfondi de 10m afin d'offrir un volume d'eau suffisant pour l'hôpital.

Zam-Med décide de soutenir financièrement le projet. Mais malheureusement au cours des travaux, l’équipe locale tombe sur des arbres pétrifiés et indestructibles qui empêchent de poursuivre els travaux d’approfondissement.

L’arrêt immédiat est décidé et il faut envisager un forage afin d’atteindre la nappe aquifère.

Cette solution permettra non seulement de fournir de l'eau à l'hôpital mais également à la population alentours (environ 20.000 personnes).



Pendant deux ans, Jan Deneyer et Henri Torfs travaillent à ce projet : faisabilité, matériel, financement, transport, etc...

Grâce à son Président Monsieur Jean Demannez, la société Vivaqua nous fournit tout le matériel nécessaire pour nous permettre d’effectuer l’adduction de l’eau et l’égouttage dans tous les pavillons de l’hôpital (le socarex, les joints, les vannes, les robinets, etc…).

Tout est envoyé par conteneur et réceptionné à Kinshasa par Monsieur Timo Kakwata (responsable de  l’hôpital de Djuma)

Une équipe technique de volontaires soutenue par MSV part réaliser ces travaux.



Mais il fallait encore trouver sur place une firme de forage susceptible de réaliser le travail en brousse, à 750 km de Kinshasa.

Pas de routes praticables, des pistes défoncées et des ponts pas très sûrs....

Après de nombreux efforts et quelques déboires, la société congolaise Sofoco accepte de réaliser ce travail.



En novembre 2009, tout le monde est sur place et le forage peut enfin commencer.

Les deux camions énormes de SOFOCO auront mis 7 jours et 7 nuits pour rejoindre Djuma.

En concertation avec l’ingénieur de VIVAQUA, il est décidé d’effectuer le forage non pas à l’hôpital où rien n’est sécurisé, mais à la mission des Pères Jésuites qui n’en est pas très éloignée. Nous sommes là « intra muros »

Avec aussi une autre idée derrière la tête: placer un jour sur les toits de la mission des panneaux solaires en remplacement du vieux générateur.



Le forage à 120m s’exécute en quatre jours et la pompe immergée est placée à 90 m de profondeur.

Il faut vraiment féliciter Sofoco et son personnel qui ont travaillé dans des conditions très difficiles, en respectant les délais.

Les Pères Jésuites nous ont fameusement aidés également.



Et le bonheur est complet lorsque nous voyons couler l’eau (avec un débit de 7.500 litres à l’heure), à la stupéfaction des Pères jésuites et de la population en liesse.

Le sourire de ces enfants abandonnés et de leurs accompagnateurs récompense largement trois années d’efforts d’investissement.

Vous trouverez un petit film du forage sur le lien suivant: http://www.youtube.com/watch?v=rzg13qVtfBM